"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

dimanche 10 décembre 2017

Dimanche de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte





Ephésiens 6:10-17; Luc 13:10-17


En la fête de l'Entrée de la Très Sainte Mère de Dieu au Temple, "Le Christ est né" est chanté pour la première fois, en préparation des croyants pour accueillir dignement la fête de la Nativité du Christ.

Ayant compris cette inspiration, agissez en conséquence. Plongez profondément dans le mystère de l'incarnation du Fils unique de Dieu, montez à ses débuts dans le conseil pré-éternel de Dieu quant à l'existence du monde et de l'homme en lui; voyez son reflet dans la création de l'homme, accueillez avec joie la première nouvelle de celle-ci immédiatement après la chute, voyez rationnellement sa révélation progressive dans les prophéties et les préfigurations de l'Ancien Testament.

Comprenez comment et qui s'est préparé à recevoir le Dieu incarné, sous l'influence des Divines institutions et activités éducatives en Israël-passez, si vous le voulez, à travers les frontières pour aller vers le peuple de Dieu et là, cueillez les rayons de la lumière de Dieu, qui brille dans les ténèbres, et réfléchissez dans quelle mesure ceux qui sont choisis parmi toutes les nations ont atteint le pressentiment de la manifestation inhabituelle de la Providence de Dieu pour le peuple.

Ce sera une préparation mentale. Mais maintenant, le jeûne a commencé-recueillez-vous en vue de vous préparer à la communion, allez vous confesser et communiez aux Saints Mystères du Christ: ce sera une préparation active et vivante.

Si, en raison de tout cela, le Seigneur vous accorde de sentir la puissance de Sa venue dans la chair, alors, lorsque le jour de fête sera venu, vous le fêterez non pas par une joie qui vous est étrangère, mais comme celle de votre propre chair et de votre propre sang.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

samedi 9 décembre 2017

Samedi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte






Galates 5:22-6:2; Luke 10:19-21


Je te remercie, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants. Oui, Père, je te loue de ce que tu l'as voulu ainsi. Voici le jugement sur la sagesse et l'intelligence humaines. Nous pouvons voir cela se produire. La révélation est désormais sous nos yeux dans l'Écriture Divine, et les intelligents la lisent, mais ne la comprennent pas. On ne peut que s'émerveiller: c'est écrit simplement, mais pour eux tout semble différent de ce qui est écrit, ils sont comme aveuglés. Les enfants voient et comprennent, mais pour les autres ce qui est révélé est caché. Il a plu au Père céleste de l'établir ainsi, par conséquent il n'est pas nécessaire d'en débattre. 


Si ce qui était une nécessité vitale n'avait pas été révélé à tous, alors les intelligents pourraient encore faire des objections, mais cela a été révélé-venez prenez en votre part-c'est pourquoi cela a été révélé. 


Devenez seulement un petit enfant. "Comment-moi?" dites-vous, "pas question!" Eh bien, comme vous le souhaitez; restez sages et intelligents, ne comprenant, cependant, rien d'une nécessité vitale et ne contenant pas [cette révélation] dans votre tête, errant au milieu des fantômes et des illusions nées de l'ostentation votre intelligence, et vous maintenant dans une cécité totale, selon laquelle vous pensez que vous pouvez voir, mais vous êtes aveugles, et ne pouvez pas voir au loin"(cf. 2 P. 1:9), c'est-à-dire que vous voyez quelque chose, comme à travers une brume épaisse. 


Mais cela ne vous montre pas le vrai chemin et ne vous conduis pas au but, mais ne fait que vous garder dans le cercle vicieux de l'auto-illusion. Sauve-nous, ô Seigneur, d'un tel état terrible!...


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

vendredi 8 décembre 2017

Vendredi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte



II Timothée 1:1-2, 8-18; Luc 19:12-28


La parabole des dix mines [monnaie de l'époque] dépeint toute l'histoire de l'humanité jusques à la deuxième venue du Christ. Le Seigneur y parle de Lui-même, de Ses souffrances, de Sa mort et de Sa résurrection devant le Père céleste, pour régner sur l'humanité, ce qui est de Son droit de par Sa naissance. Ceux qui restent sur la terre sont divisés en deux parties: les serviteurs, servant le Seigneur par l'obéissance à la foi, et ceux qui ne veulent pas de l'avoir comme Roi et le servir, à cause de leur incrédulité. 

Pour ceux qui s'approchent du Seigneur par la foi, avec la volonté de Le servir, sont donnés les dons de l'Esprit Saint dans les Saints Mystères: il s'agit d'un mine et toute personne comptée parmi les croyants en reçoit une pour Le servir. Quand tous ceux de la race humaine capable de se soumettre au Seigneur se soumettront à Lui, alors Il reviendra, comme Celui qui a reçu le Royaume. 

Son premier travail sera de juger parmi les serviteurs ce que chacun qui a acquis avec la grâce accordée. Puis suivra un jugement aussi pour ceux qui ne voulaient pas de L'avoir comme Roi, c'est-à-dire, soit ne croyaient pas, ou qui s'étaient éloignés de la foi. Imprimez ces vérités dans votre esprit et ne détournez pas votre attention d'eux, car alors il y aura un jugement, n'attendez pas alors de changements. Fuyez l'incrédulité, ne croyez pas sans agir, mais apportez les fruits de la foi. Vous trouvant fidèles en peu de chose, le Seigneur vous confiera beaucoup de choses (cf. Matthieu 25:21).

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

jeudi 7 décembre 2017

Jeudi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte



I Timothée 6:17-21; Luc 18:31-34


Le Seigneur a parlé à Ses disciples de Sa souffrance, mais ils n'ont rien compris de ce qui a été dit; c'était pour eux un langage caché, des paroles dont ils ne saisissaient pas le sens. Plus tard, les fidèles décidèrent de ne pas savoir autre chose, que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié (I Corinthiens 2:2). Le moment n'était pas venu, ils ne comprirent pas tout ce mystère, mais le moment venu, ils ont compris, et ont enseigné à tout le monde, et l'ont interprété pour tout le monde. Ceci se passe avec tout le monde, pas seulement par rapport à ce mystère, mais pour tous les autres mystères ainsi. 

Ce qui n'est pas compris au début, avec le temps devient compris, c'est comme si un rayon de lumière entre la conscience et éclaire ce qui était autrefois sombre. Qui éclaire? Le Seigneur Lui-même, la grâce de l'Esprit qui vit dans les fidèles, son ange gardien, mais en aucun cas la personne elle-même. Elle est un réceptacle de cette compréhension, et non la cause. 

D'autre part, une autre chose peut rester incompréhensible pour toute notre vie, non seulement pour les individus, mais pour toute l'humanité. L'homme est entouré de choses qu'il ne comprend pas: certaines lui sont expliquées durant le cours de sa vie, tandis que d'autres sont laissées jusqu'à la vie future, où cela sera révélé. 

Cela s'applique même aux esprits éclairés par Dieu. Pourquoi n'est-ce pas révélé ici-bas? Parce que certaines choses sont incompréhensibles, il n'y a donc pas lieu de parler d'elles, d'autres ne nous sont pas dites pour des considérations de santé, car il serait dommageable pour nous de les savoir prématurément. 

Beaucoup de choses deviendront claires dans l'autre vie, mais d'autres sujets et d'autres mystères seront révélés. Pour un esprit créé il n'y a jamais de surplus de mystères impénétrables. L'esprit se rebelle contre ces liens: mais que vous vous révoltiez ou non, vous ne pouvez pas couper les liens de mystère. Esprit fier, devenez humbles sous la main puissante de Dieu, et croyez!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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St. Herman of Alaska,
Platina, CA
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2010

mercredi 6 décembre 2017

Mercredi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte






I Timothée 5:22-6:11; Luc 18:15-17, 26-30


Quiconque ne recevra pas le Royaume de Dieu comme un petit enfant, n'y entrera pas. Comment doit-on  le recevoir comme un petit enfant? Voici comment: dans la simplicité, avec tout son cœur, sans un instant de réflexion. 

Une analyse rationnelle n'est pas applicable dans le domaine de la foi. Elle peut avoir lieu que sur son seuil. Un anatomiste divise l'ensemble du corps dans ses détails, mais il ne voit pas la vie. De même la raison, peu importe combien elle raisonne, ne comprend pas le pouvoir de la foi. 

La foi elle-même fournit les contemplations qui, ensemble, montre que la foi satisfait pleinement tous les besoins de notre nature, et oblige notre état de conscience, notre conscience et notre cœur à recevoir la foi. Ils la reçoivent, et l'ayant reçu, ne veulent pas se laisser distancer. Ensuite, c'est comme une nourriture au goût agréable et sain. Après l'avoir goûtée une fois, nous savons que cela est approprié, et nous la classons parmi les substances nutritives. La chimie ne fait rien pour la force de cette conviction, ni avant ni après la dégustation. Notre conviction est fondée sur une expérience directe et personnelle. Ainsi, le croyant connaît directement la vérité de la foi. La foi elle-même insuffle en lui la conviction inébranlable que c'est la foi. 

Comment, alors, la foi pourrait-elle être une foi de la raison? C'est là que réside le caractère raisonnable de la foi, à savoir connaître directement que c'est la foi. La raison seule ruine les choses, refroidit la foi et affaiblit la vie selon la foi, mais l'essentiel est qu'elle est arrogante, et chasse la grâce de Dieu, un mal  premier degré dans le christianisme.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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St. Herman of Alaska,
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mardi 5 décembre 2017

Mardi de la Vingt-Septième Semaine après la Pentecôte



I Timothée 5:11-21; Luc 17:26-37


Celui qui cherchera à sauver sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie la préservera. Il le faut comprendre de cette façon: pour sauver votre vie signifie avoir pitié de vous, alors que perdre votre vie ne signifie pas avoir pitié de vous-même sur la Voie des commandements du Seigneur, ou en œuvrant pour le Seigneur. Donc, il en est ainsi: celui qui œuvre pour le Seigneur, répondant à Ses commandements, sans s'apitoyer sur lui-même, est sauvé, mais celui qui se plaint, périt. Si vous vous plaignez, vous trouverez immanquablement que vous êtes un transgresseur des commandements et, par conséquent, un serviteur inutile, et quelle est la peine pour un serviteur inutile? Jetez le serviteur inutile dans les ténèbres extérieures: là seront les pleurs et des grincements de dents (Matt. 25:30). 

Faites un effort pour vous examiner, ne serait-ce que pendant une seule journée, et vous verrez que l'auto-apitoiement fausse toutes nos actions [bonnes] et tue le désir de les faire. Sans travail et sans efforts, vous ne serez pas en mesure de faire quoi que ce soit, mais si vous regrettez de devoir vous forcer, tout s'arrête. 

Il y a des choses que vous devez faire, que vous le souhaitiez ou non. Ces choses-là se font sans faute, aussi difficiles soient-elles. Mais ici, l'apitoiement sur soi est vaincu par lui-même. Si vous ne les faites pas ces choses, il n'y aura rien à manger. Mais puisque ce qui est requis par les commandements n'est pas de cette nature, elles sont toujours omises par apitoiement sur soi. Vous vous faites condescendants à vous-mêmes quand il s'agit des mauvaises actions, également par auto-apitoiement. Vous détestez vous refuser ce que vous voulez et si le désir est satisfait, même s'il est ou tout à fait pécheur pécheur, ou  bien conduisant au péché. Il en va toujours ainsi avec celui qui s'apitoie sur lui-même: ce qu'il doit faire, il ne le fait pas, et ce qu'il ne devrait pas faire, il se laisse aller à le faire, et il finit bon à rien. Quel salut peut y avoir ici?

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
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lundi 4 décembre 2017

Entrée de la Mère de Dieu au Temple



Ephésiens 6:10-17; Luc 13:10-17


En la fête de l'Entrée de la Très Sainte Mère de Dieu au Temple, "Le Christ est né" est chanté pour la première fois, en préparation des croyants pour accueillir dignement la fête de la Nativité du Christ.

Ayant compris cette inspiration, agissez en conséquence. Plongez profondément dans le mystère de l'incarnation du Fils unique de Dieu, montez à ses débuts dans le conseil pré-éternel de Dieu quant à l'existence du monde et de l'homme en lui; voyez son reflet dans la création de l'homme, accueillez avec joie la première nouvelle de celle-ci immédiatement après la chute, voyez rationnellement sa révélation progressive dans les prophéties et les préfigurations de l'Ancien Testament.

Comprenez comment et qui s'est préparé à recevoir le Dieu incarné, sous l'influence des Divines institutions et activités éducatives en Israël-passez, si vous le voulez, à travers les frontières pour aller vers le peuple de Dieu et là, cueillez les rayons de la lumière de Dieu, qui brille dans les ténèbres, et réfléchissez dans quelle mesure ceux qui sont choisis parmi toutes les nations ont atteint le pressentiment de la manifestation inhabituelle de la Providence de Dieu pour le peuple.

Ce sera une préparation mentale. Mais maintenant, le jeûne a commencé-recueillez-vous en vue de vous préparer à la communion, allez vous confesser et communiez aux Saints Mystères du Christ: ce sera une préparation active et vivante.

Si, en raison de tout cela, le Seigneur vous accorde de sentir la puissance de Sa venue dans la chair, alors, lorsque le jour de fête sera venu, vous le fêterez non pas par une joie qui vous est étrangère, mais comme celle de votre propre chair et de votre propre sang.


Ephésiens 5: 9-19; Luc 12: 16-21


    Après avoir parlé de la parabole de l'homme qui devint riche et qui avait envisagé de seulement manger, boire et s'amuser, et pour cela avait été frappé par la mort, ne restant pas en vie pour ces plaisirs supposés, le Seigneur a conclu: il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et n'est pas riche pour Dieu. "Il en est ainsi", c'est-à-dire,  ceci arrive, ou bien un tel sort afflige à la fois l'un et l'autre. Ceux qui deviennent riches et oublient Dieu ne pensent qu'aux plaisirs de la chair. 

Que ceux qui veulent éviter ce sort amer "thésaurisent non pas pour eux-mêmes, mais soient riches pour Dieu seulement." Puisque les richesses viennent de Dieu, alors consacrez-les à Dieu quand elles coulent en abondance, et de saintes richesses en découleront. 

Partagez tout le surplus avec les nécessiteux: ce sera comme un retour à Dieu de ce qui a été donné par Dieu. Celui qui donne à une personne pauvre donne à Dieu. 

Epuisant apparemment ses richesses, une telle personne devient vraiment riche, riche par de bonnes actions, riche pour Dieu. En Lui étant agréable, elle devient riche en Dieu, et en attirant Sa bonne volonté, elle devient riche de Dieu, Qui fait qu'à celui qui est fidèle en peu de chose, Il confiera beaucoup. 


Elle devient riche pour Dieu, et non pour elle-même, car elle ne se considère pas comme maître de la maison, mais seulement comme un intendant et un comptable, dont tout le soin consiste à satisfaire tous ceux qui viennent à elle dans le besoin. Mais elle a crainte de dépenser quoi que ce soit pour elle-même en particulier, considérant qu'il s'agirait d'une mauvaise utilisation des biens qui lui sont confiés.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

dimanche 3 décembre 2017

Vingt-Sixième Dimanche après la Pentecôte


Ephésiens 5: 9-19; Luc 12: 16-21

    Après avoir parlé de la parabole de l'homme qui devint riche et qui avait envisagé de seulement manger, boire et s'amuser, et pour cela avait été frappé par la mort, ne restant pas en vie pour ces plaisirs supposés, le Seigneur a conclu: il en est ainsi de celui qui amasse des trésors pour lui-même, et n'est pas riche pour Dieu. "Il en est ainsi", c'est-à-dire,  ceci arrive, ou bien un tel sort afflige à la fois l'un et l'autre. Ceux qui deviennent riches et oublient Dieu ne pensent qu'aux plaisirs de la chair. 

Que ceux qui veulent éviter ce sort amer "thésaurisent non pas pour eux-mêmes, mais soient riches pour Dieu seulement." Puisque les richesses viennent de Dieu, alors consacrez-les à Dieu quand elles coulent en abondance, et de saintes richesses en découleront. 

Partagez tout le surplus avec les nécessiteux: ce sera comme un retour à Dieu de ce qui a été donné par Dieu. Celui qui donne à une personne pauvre donne à Dieu. 

Epuisant apparemment ses richesses, une telle personne devient vraiment riche, riche par de bonnes actions, riche pour Dieu. En Lui étant agréable, elle devient riche en Dieu, et en attirant Sa bonne volonté, elle devient riche de Dieu, Qui fait qu'à celui qui est fidèle en peu de chose, Il confiera beaucoup. 


Elle devient riche pour Dieu, et non pour elle-même, car elle ne se considère pas comme maître de la maison, mais seulement comme un intendant et un comptable, dont tout le soin consiste à satisfaire tous ceux qui viennent à elle dans le besoin. Mais elle a crainte de dépenser quoi que ce soit pour elle-même en particulier, considérant qu'il s'agirait d'une mauvaise utilisation des biens qui lui sont confiés.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
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St. Herman of Alaska,
Platina, CA
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2010

samedi 2 décembre 2017

Samedi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte



Galates 3:8-12 et Luc 9:57-62


Tout homme, qui met la main à la charrue et regarde en arrière, est impropre au Royaume de Dieu. C'est-à-dire que celui qui croit être sauvé tout en regardant en arrière sur ce qu'il doit abandonner en raisons de son salut, n'est pas sauvé, ne chemine pas, n'est pas dirigé vers le Royaume de Dieu. 

Il est nécessaire de détruire une fois pour toutes, tout ce qui n'est pas compatible avec l'œuvre du salut. Ceux qui pensent être sauvés voient cela par eux-mêmes, mais ils remettent toujours la séparation d'avec certains attachements jusques au lendemain... 

Rompre avec tout,  d'un seul coup, est un sacrifice trop grand. Ils veulent abandonner les choses d'une façon tranquille, ne pas se démarquer en face des autres, mais ils échouent presque toujours. Ils introduisent des routines de salut, tandis que les dispositions de leur cœur restent comme auparavant. 

Au début, l'incongruité est très forte: mais «demain», et leurs promesses de changement font taire leur conscience. De cette manière, avec tout remis à demain, toujours demain, la conscience se lasse de répéter la même chose encore et encore, et enfin, elle se tait. 

Alors les pensées commencent à venir disant que les choses peuvent en rester là. Ces pensées se renforcent, et sont ensuite établies pour toujours. Un extérieur qui est correct vers l'extérieur est formé, avec une intérieur mauvais. Il s'agit d'un sépulcre blanchi sous les yeux de Dieu. Le pire, c'est que la conversion de ce genre de personne est aussi difficile que la conversion de ceux qui se sont endurcis dans le péché délibéré, si elle n'est pas plus difficile... En attendant, cette personne pense que tout va bien.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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St. Herman of Alaska,
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vendredi 1 décembre 2017

Vendredi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte



I Timothée 4:4-8, 16; Luc 16:15-18, 17:1-4


Il est impossible qu'il n'arrive pas de scandales: mais malheur à celui par qui ils arrivent! Par conséquent, on ne peut pas vivre désinvolte, sans complexe. Il faut regarder autour de soi afin  de ne pas tenter quiconque. L'esprit est arrogant et ne regarde personne, mais il suscite des tentations partout en acte, et même plus, en paroles. La tentation augmente et amplifie le malheur du tentateur, mais il ne le sent pas et il développe encore davantage ses tentations. 
Il est bon que la menace de Dieu, pour la tentation ici-bas sur terre, ne soit presque jamais accomplie, dans l'espoir de la correction [du tentateur], elle est repoussée jusques au Jugement et à la rétribution à venir; alors seulement les tentateurs sentiront combien est grand le mal de tentation. Ici, presque personne ne pense à savoir s'il tente ou ne tente pas ceux qui sont autour de lui, dans ses actes et ses paroles. Ces deux péchés qui sont très grands aux yeux de Dieu sont considérés comme peu de chose par les gens: le fait de tenter et la condamnation. Le tentateur, selon la parole du Seigneur, il vaudrait mieux qu'il ne vive pas, celui qui condamne est déjà condamné. Mais ni les uns ni les autres n'y pensent, et ils ne peuvent même pas dire s'ils pèchent de quelque manière que ce soit ainsi. Quel aveuglement en effet nous entoure, et comme nous marchons avec insouciance au milieu de la mort!

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
                                               St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,Platina, CA
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2010

jeudi 30 novembre 2017

Jeudi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte




I Timothée 3:1-3; Luc 16:1-9
La parabole parle de la dénonciation de l'intendant injuste. Voyez-vous comment il a réussi à se dégager de son malheur! Si seulement nous pouvions tous réussir à prendre des dispositions pour nous faire une vie paisible à notre départ de cette vie! Mais non: les enfants de ce monde sont dans leur génération plus sage que les enfants de lumière


Pourquoi l'intendant prit-il tant de peine? Parce que la catastrophe était proche. La proximité du malheur a suscité l'énergie et la vivacité d'esprit, et il a rapidement tout arrangé. Mais notre malheur n'est-il pas proche? La mort peut nous vaincre à tout moment, et puis: rends compte de ce que tu as fait


Tout le monde le sait, mais presque personne ne réagit. Quelle est cette folie? Personne ne croit qu'il va mourir tout de suite, mais tous supposent qu'ils vont vivre un jour ou deux; ils ne savent pas le temps, mais seulement que la mort viendra un peu plus tard. C'est pourquoi le malheur est vu comme quelque chose du futur. Le malheur est à venir, et toute pensée pour savoir quoi faire en cas de malheur est repoussée. Personne ne pense à rester incorrigible toute sa vie, mais il repousse tout simplement le changement pour le jour présent. Mais puisque la vie entière est composée de jours et d'heures présentes,  tout souci de changement n'arrive simplement pas.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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mercredi 29 novembre 2017

Mercredi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte






I Timothée 1:18-20, 2:8-15 et Luc 15:1-10


La parabole de la brebis perdue et de la pièce d'argent perdue. Combien grande est la miséricorde du Seigneur envers nous, pécheurs! Il laisse tous ceux qui sont bien et se tourne vers ceux qui sont mal pour les corriger. Il les cherche, et quand il les trouve, Lui-même se réjouit et invite tous les cieux à se réjouir avec Lui. 

Comment se fait-il qu'Il les cherche? Ne sait-Il pas où nous sommes, nous  qui nous sommes éloignés de Lui? Il sait et voit tout, mais si c'était seulement une question de les prendre et de les faire siens, tous les pécheurs réapparaîtraient immédiatement aux mêmes rangs. Mais il faut d'abord les disposer à la repentance, de sorte que leur transformation et leur retour vers le Seigneur soit libre, et cela ne peut se faire sur commande ou par un autre ordre extérieur. 

Le Seigneur cherche un pécheur en le guidant à la repentance. Il organise tout autour de lui afin que le pécheur retrouve ses sens, et, voyant l'abîme dans lequel il se précipitait, il revienne [vers Dieu]. Toutes les circonstances de la vie sont orientées de cette manière, toutes les réunions avec des moments de tristesse et de joie, même les mots et les regards. 

Et les actions internes de Dieu à travers la conscience et d'autres pensées justes, qui résident dans le coeur, ne cessent jamais. Que de choses sont faites pour convertir les pécheurs au chemin de la vertu, tandis que les pécheurs restent pécheurs!... L'Ennemi les recouvre de ténèbres et ils pensent que tout va bien, et que tout passera. Si des soucis surgissent, ils se disent: "Demain, je vais arrêter", et ils restent dans leur état précédent. Ainsi passe jour après jour, l'indifférence à leur salut se développe et grandit. Un peu plus et elle s'endurcira dans le péché. Qui sait si la conversion viendra?

Version française Claude Lopez-Ginisty
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St. Theophane the Recluse
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mardi 28 novembre 2017

Mardi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte



I Timothée 1:8-14 et Luc 14:25-35


Le sel est bon: mais si le sel perd sa saveur, avec quoi sera-t-il assaisonné? Le sel, ce sont les disciples du Seigneur, qui a transmis Ses instructions au peuple, détruit la pourriture morale de ces personnes. Si nous appelons éducation un tel enseignement, alors le terme de sel devraient également concerner ce sujet.

Alors tout ce dit va se résumer à ceci: l'éducation est une bonne chose, mais si l'éducation a perdu sa saveur, alors à quoi est elle bonne? Abandonnez-la! L'éducation agit comme le sel quand elle est remplie des principes et des éléments de l'enseignement du Seigneur, quand elle consiste elle-même en l'état de disciple avec le Seigneur, mais dès qu'elle s'écarte de cela, et donne des enseignements étrangers au lieu des leçons du Seigneur, elle a perdu sa saveur et devient sans profit. Elle est infectée par la pourriture de l'illusion et du mensonge, et commence à ne plus apporter la guérison, mais elle devient infection. L'histoire a confirmé et continue de le confirmer avec l'expérience partout. Pourquoi personne ne prête-t-il garde expérience? L'Ennemi amène des ténèbres sur tout le monde et ils pensent tous que c'est de la lumière, quand dans leurs enseignements, ils restent loin de l'enseignement du Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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lundi 27 novembre 2017

Lundi de la Vingt-Sixième Semaine après la Pentecôte



I Timothée 1:1-7; Luc 14:12-15


Pour savoir quelles personnes inviter à un dîner, faites-vous pour vous-même une règle: ne faites pas quoi que ce soit pour votre prochain en vue qu'il vous récompense ici-bas. Mais cela ne signifie pas que vous ferez tout en vain. Le moment venu, tout sera redonné. 

Dans le Sermon sur la Montagne, tous les actes qui sont agréables à Dieu, la prière, le jeûne, et les aumônes, le Seigneur ordonna de les faire en secret. Pourquoi? Parce que le Père céleste, vous le rendra. Par conséquent, un chrétien doit préparer sa future béatitude à travers toutes les œuvres de sa vie, il devrait se construire une demeure éternelle, et y envoyer des provisions à l'avance pour toute l'éternité. 

Ce n'est pas là être mercenaire, parce que ses propres intérêts matériels en tant que tels sont limités à cette vie, tandis que la vie [future] est au détriment de ces intérêts. En outre, il est impossible de vivre de cette façon, sans foi, espérance et amour envers le Seigneur. 

Agir selon les commandements dans l'espoir de la récompense est également une action abstraite. Et pourtant, elle est plus proche et plus distincte pour le cœur que toute autre chose qui est trop irréelle, comme par exemple de faire le bien pour l'amour du bien. Vous ne trouverez pas cette dernière chose dans les Écritures. L'incitation est plus élevée ici: faites tout pour l'amour du Seigneur et ne craignez pas le préjudice.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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St. Theophan the Recluse
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dimanche 26 novembre 2017

Vingt-Cinquième Dimanche après la Pentecôte



Ephésiens 4:1-6; Luc 10:25-37


A l'homme qui a demandé comment être sauvé, le Seigneur de son côté a posé une question: Qu'est-ce qui est écrit dans la Loi? Qu'y lis-tu? Par cela, il a montré que pour résoudre toutes les questions, il faut se tourner vers la Parole de Dieu. Et afin qu'il n'y ait pas du tout une telle perplexité, il est préférable de toujours lire attentivement La Divine Écriture, avec discernement et sympathie, en l'appliquant à votre propre vie, et en accomplissant dans vos propres pensées ce qui concerne les pensées, dans vos propres sentiments et dispositions ce qui concerne les sens, et dans vos actions ce qui concerne les actes. 

Celui qui écoute de la Parole de Dieu obtient une compréhension brillante de tout ce qui est en lui, de ce qui lui est proche, et de ce qui est au dessus de lui, il précise ses obligations dans tous les aspects de la vie, et les saintes règles, comme des perles précieuses, sont enfilées sur le fil de sa conscience, qui alors précisément et définitivement lui indique quand et comment agir afin d'être agréable au Seigneur. 

Il dompte les passions, chose que la lecture de la Parole de Dieu parvient toujours à apaiser. Peu importe quelle passion vous trouble, commencez à lire la Parole de Dieu et la passion deviendra de plus en plus calme et de plus en plus silencieuse, et enfin, elle sera complètement calmée. Celui qui s'enrichit grâce à la connaissance de la Parole de Dieu est protégé par la colonne de nuée qui guidait les Israélites dans le désert.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

samedi 25 novembre 2017

Samedi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte



Galates 1:3-10; Luc 9:37-43


Après être descendu du mont de la Transfiguration, le Seigneur guérit un jeune démoniaque. Un reproche pour l'incrédulité précéda la guérison, raison pour laquelle le malheureux n'avait pas été guéri par les disciples. Quelle incrédulité était-ce, celle du père qui a amené son fils, du peuple qui s'est réuni, ou peut-être des apôtres, on voit seulement que l'incrédulité ferme les portes à l'intercession miséricordieuse de Dieu et à l'aide, tandis que la foi l'ouvre. 


Le Seigneur a dit au père: tu recevras autant que tu peux croire. La foi n'est pas seulement une question de pensée et d'esprit, quand elle se rapporte à une personne, mais elle embrasse toute l'essence de l'homme. C'est une obligation mutuelle du croyant et de Celui en Qui il croit, mais elle pourrait ne pas être exprimée littéralement. 


Celui qui croit compte sur celui en qui il croit pour tout et il ne pas s'attend pas  à un refus de lui en quoi que ce soit. C'est pourquoi il se tourne vers lui avec la pensée indivise, comme vers un père, il va à lui comme à sa chambre du trésor, avec la certitude qu'il ne sera pas de retour les mains vides. Une telle attitude dispose sans paroles celui vers qui cette attitude est maintenue. Voilà comment il en est avec les gens. 


Mais la puissance de disposition est vraiment manifeste quand ils sont dirigés vers le Seigneur, Qui est tout-puissant, omniscient et désire nous donner tous les biens et les attentes d'un vrai croyant ne sont jamais trahies. Si nous n'avons pas quelque chose, et ne le recevons pas lorsque nous le demandons, c'est parce que nous n'avons pas la foi correcte. 


Tout d'abord, nous devons rechercher et introduire dans notre cœur, une foi totale dans le Seigneur, chercher et obtenir cette foi de Lui à travers nos prières, car elle ne vient pas de nous, mais d'un don de Dieu. 


Quand la foi fut requise du père du jeune homme, il priait ainsi: "Seigneur, je crois, viens en aide à mon incrédulité." Il croyait faiblement, hésitant, et il pria pour le renforcement de la foi. Mais qui peut se vanter d'une foi parfaite comme la sienne, et qui, par conséquent, n'a pas besoin de prier, "Aide, ô Seigneur, mon incrédulité?" 


Si seulement toute la puissance de la foi était en nous, nos pensées seraient pures et saints nos sentiments, et nos actes agréables à Dieu. Alors le Seigneur nous garderait comme un père ses enfants, et peu importe ce qui vient à notre cœur et ce qui arriverait à une personne dans cet état ne pourrait qu'être agréable au Seigneur-nous recevrions tout sans refus ou retard.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

vendredi 24 novembre 2017

Vendredi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte



II Thessaloniciens 3:6-18 et Luc 13:31-35


Voici, votre maison vous sera laissée déserte, dit le Seigneur à propos de Jérusalem. Cela signifie qu'il y a une mesure à la patience de Dieu. La miséricorde de Dieu est prête à être éternellement patiente, en attendant le bien, mais que doit-Il faire quand on arrive à un désordre tel que nous aider est inutile? C'est pourquoi nous sommes abandonnés. Il en sera ainsi dans l'éternité aussi. 

Tout le monde dit, "La miséricorde de Dieu ne permettra pas que les gens soient éternellement bannis." Il ne veut pas cela, mais que peut-on faire avec ceux qui sont remplis de mal et ne veulent pas se corriger? Ils se mettent au-delà des limites de la miséricorde de Dieu, et se retrouvent là parce qu'ils ne veulent pas partir. 

Les spirites ont inventé un grand nombre de réincarnations comme un moyen pour la purification des pécheurs. Mais celui qui est souillé par les péchés dans une incarnation peut être ll même dans dix autres, et puis être ainsi sans fin. 

Comme il y a des progrès dans le bien, de même il y a des progrès dans le mal. Sur la terre on voit des gens aigris dans le mal, ils pourraient rester ainsi au-delà de la terre, et pour toujours. Lorsque la fin de tout viendra, et elle viendra inévitablement, où va-t-on mettre ceux qui sont aigris dans le mal? Bien sûr, quelque part en dehors de la région lumineuse déterminée pour ceux qui ont travaillé sur eux-mêmes, pour la purification de leurs impuretés. C'est l'enfer! Ceux qui ne se sont pas amélioré dans les meilleures des circonstances vont-ils vraiment s'améliorer dans les pires? Et si non, c'est l'enfer éternel! Ce n'est pas Dieu qui est coupable de l'enfer et de l'éternel tourment en lui, mais les pécheurs eux-mêmes. 

S'il n'y avait pas les pécheurs impénitents, il n'y aurait pas d'enfer. Le Seigneur désire beaucoup qu'il n'y ait pas de pécheurs; c'est pour cela qu'Il est venu sur la terre. S'il désire qu'il n'y ait pas de péché, cela signifie, qu'il désire que personne ne tombe dans des tourments éternels. Tout dépend de nous. Accordons-nous et de détruisons l'enfer avec l'impeccabilité [en étant sans péché]. Le Seigneur se réjouira de cela; Il a révélé l'enfer afin que tout le monde soit prudent de n'y finisse pas.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

jeudi 23 novembre 2017

Jeudi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte



II Thessaloniciens 2:13-3:05; Luc 13:1-9


En ce même temps, quelques personnes racontaient à Jésus ce qui était arrivé à des Galiléens dont Pilate avait mêlé le sang avec celui de leurs sacrifices.

Le Seigneur dit:  Mais si vous ne vous repentez, vous périrez tous également; la tour de Siloé  s'était écroulée et avait tué 18 personnes.

Cela donne à comprendre que, lorsque certains malheur arrive à d'autres, il ne faut pas raisonner sur la raison pour laquelle c'est arrivé, mais nous regarder plutôt et examiner s'il y a des péchés en nous méritant une sanction temporaire pour l'instruction des autres, et s'empresse de les faire disparaître dans la repentance. 

Le repentir purifie le péché et supprime la cause qui attire une catastrophe. Tandis qu'une personne est dans le péché, une cognée est mise à la racine de l'arbre de sa vie, prête à l'abattre. Elle ne coupe pas, car elle attend le repentir. 

Repentez-vous et la hache sera enlevée, et votre vie ira à sa fin dans l'ordre naturel des choses, si vous ne vous repentez pas, attendez-vous à être coupés. Quel homme peut savoir s'il va vivre jusques à l'année prochaine? La parabole du figuier stérile montre que le Sauveur prie que la justice divine épargne  chaque pécheur, dans l'espoir qu'il se repent et produise de bons fruits. Mais il arrive parfois que la justice divine n'entende plus les prières, et peut-être qu'Il ne consentira qu'à ce que quelqu'un vive un an de plus pour rester en vie. Comment sais-tu, pécheur, que tu ne vis pas ta dernière année, ton dernier mois, ton dernier jour et ta dernière heure?
Version française Claude Lopez-Ginisty
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St. Theophan the Recluse
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mercredi 22 novembre 2017

Mercredi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte



II Thessaloniciens 2:1-12 et Luc 12:48-59

Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.Car désormais cinq dans une maison seront divisés, trois contre deux, et deux contre trois; le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. Quelle en est la raison? Ceux qui croient dans le Seigneur sont emplis d'un esprit tout à fait différent, contrairement à celui qui régnait chez les gens avant Sa venue, c'est pourquoi ils ne peuvent pas s'entendre. 

Le monde païen poursuivait des intérêts exclusivement mondains et terrestres. Les Juifs avaient au moins des indications de choses meilleures et plus élevées, mais vers la fin, ils se sont inclinés vers la voie des païens. Le Seigneur, venant au monde, a montré aux gens d'autres trésors, en dehors de la famille, en dehors de la société, et Il a éveillé d'autres aspirations. 

Ceux qui ont accepté Son enseignement ont naturellement mis en place un mode de vie différent du précédent, pour lequel ils ont été soumis à l'hostilité, à l'oppression et aux persécutions. Voilà la division. L'apôtre Paul dit alors que tous ceux désireux de vivre pieusement en Jésus-Christ seront persécutés (II Tim. 3-12). Il en était ainsi et il en est ainsi. Lorsque les intérêts temporels et terrestres commencent à prévaloir dans la société, alors la société considère défavorablement ceux qui possèdent d'autres aspirations surnaturelles, elle ne peut même pas comprendre comment il est possible d'être intéressé par de telles choses. Les gens ne peuvent pas supporter ceux qui sont les représentants d'un mode de vie qui n'est pas similaire à leur vie. Ceci se passe maintenant devant les yeux de toud. N'est-ce pas un signe des temps?...

Version française Claude Lopez-Ginisty
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St. Theophan the Recluse 
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mardi 21 novembre 2017

Mardi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte


II Thessaloniciens 1:10-2:2; Luc 12: 42-48

La parabole de l'intendant montre comment un chrétien devrait se comporter par rapport aux choses du monde. Un intendant fait diligemment son travail, mais dans son cœur il n'est attaché à rien, il est libre de tout lien, il se rapporte à tout extérieurement. De même, un chrétien doit être en relation avec toutes les choses du monde. Mais est-ce possible? C'est possible. 

Comme il existe une piété extérieure sans piété intérieure, la mondanité qui n'est qu'extérieure est possible sans liens intérieurs. Mais dans un tel cas, tout autour de nous se transformera-t-il en une seule forme sans vie, émettant de la froideur comme une statue de marbre? Non; au milieu des choses du monde une autre vie se développera qui est plus attirante que la mondanité la plus complète. 

Les choses du monde, étant des choses du monde, resteront véritablement comme forme, tandis que ce qui réchauffe le cœur commencera à partir d'une autre source, et celui qui boira de cette source n'aura plus soif. 

Mais alors, est-il préférable de tout abandonner? Pourquoi? Même celui qui abandonne tout, peut toujours être attaché dans son cœur, et celui qui n'abandonne pas tout peut être libéré des liens. Bien sûr, il est plus pratique pour quelqu'un qui renonce à tout de contrôler son cœur. Choisissez ce qui vous convient le mieux. Soyez seulement disposés ainsi que l'exige le Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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St. Theophan the Recluse
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lundi 20 novembre 2017

Lundi de la Vingt-Cinquième Semaine après la Pentecôte



II Thess. 1:1-10 et Luc 12:13-15, 22-31


Ô homme, qui m'a établi pour être votre juge, ou pour faire vos partages? dit le Seigneur à l'homme qui lui a demandé de procéder à un partage entre lui et son frère. Puis il ajouta: ne vous préoccupez pas (Matthieu 6:33), de ce qu'il faut manger et boire, ou de ce dont il faut se vêtir. Auparavant, il a enseigné: Laissez les morts enterrer leurs morts, une autre fois il a suggéré qu'il vaut mieux ne pas se marier. Cela signifie que l'attention et le coeur des chrétiens se détournant de toute chose de ce monde, et libres de la parole et des obligations mondaines,  constituent l'un des traits d'un esprit chrétien. 

Que le Seigneur bénisse le mariage et soutienne son intégrité, qui renouvelle efficacement le commandement en ce qui concerne la relation entre parents et enfants et attache une importance aux puissances civiques et à l'ordre, n'est pas une négation de ce caractère et ne donne pas aux chrétiens le droit de ne pas le préserver et le chérir dans leur cœur. 

Comparez les deux choses et vous verrez que vous avez le devoir de garder votre cœur du monde au milieu des routines du monde. Comment peut-on faire cela? Considérez vous-même votre vie, en  cela est toute sagesse pratique. Le Seigneur guide pour résoudre ceci avec la règle suivante: Cherchez premièrement le Royaume de Dieu. Dirigez toutes vos préoccupations pour que Dieu règne en vous, et tout ce qui est du monde perdra sa magie envoûtante et lourde sur vous. Ensuite, vous conduirez vos affaires extérieurement, mais à l'intérieur votre cœur sera possédé par quelque chose d'autre. Mais si, en raison de cela, la résolution se pose de couper cette relation extérieure aux choses du monde, vous ne serez pas perdant: vous vous rapprocherez de l'objectif que la foi du Christ vous donnera.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophan the Recluse
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St. Herman of Alaska,
Platina, CA
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2010