"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

samedi 23 septembre 2017

Samedi de la Seizième Semaine après la Pentecôte



Ephésiens 1:7-17, Marc 8:1-10


Après avoir rassasié quatre mille personnes avec sept pains, le Seigneur est monté aussitôt dans une barque, et Il est entré dans les parties de Dalmanutha comme si rien de particulier n'avait été fait. Tel est la véritable manière de faire continuellement du bien, d’en faire continuellement sans prêter attention à ce qui a été fait, et en oubliant toujours ce qui s'est passé, pour tendre vers ce qui est à venir. Cela vient naturellement pour ceux qui sont remplis de bonté.

Tout comme un homme fort soulève des poids lourds sans s'en apercevoir alors qu’un homme faible qui a levé un petit poids n'arrive pas à l'oublier, de même celui qui est fort en bonté, fait tout le bien sans effort, chaque fois que l'occasion se présente, tandis que celui qui est pauvre en bonté ne peut pas le faire sans effort.

Il se souvient du bien, et il ne cesse de s’en souvenir et de le considérer.Un bon cœur aspire à faire le bien, et il n'est pas satisfait tant qu'il n'a pas fait du bien en abondance, comme un homme n'est pas satisfait tant qu'il n'a pas mangé à sa faim.

Alors que la faim se fait sentir, on se souvient du dîner, mais quand la faim est satisfaite, tout est oublié: ainsi avec une personne vraiment bonne, une bonne action vient à l’esprit alors qu'elle n'est pas encore faite, mais une fois qu’elle est faite, elle est oubliée.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010

+

vendredi 22 septembre 2017

Vendredi de la Seizième Semaine après la Pentecôte






I Corinthiens 4:13-18; Matthieu 24:27-33, 42-51

Veillez, car vous ne savez pas à quelle heure votre Seigneur viendra. Si seulement on se souvenait de ceci, il n'y aurait pas de pécheurs. Mais on ne s'en souvient pas, même si chacun sait que c'est incontestablement vrai. Même les ascètes les plus stricts ne furent pas assez forts pour se garder facilement dans cet esprit, et faire des efforts pour le fixer dans leur conscience afin qu'il ne les quitte pas, l'un d'eux gardait un cercueil dans sa cellule, un autre suppliait ses compagnons ascètes de lui poser des questions sur son cercueil et sa tombe, une autre conservait des images de la mort et du Jugement, une autre par d'autres moyens... 
Si la mort ne touche pas une âme, l'âme ne m'en souvient pas. Mais en aucune manière, ce qui suit immédiatement la mort ne peut ne pas toucher une âme, une âme, ne peut qu'être préoccupée par cela, car c'est le jugement de son destin pour des siècles éternels. 
Pourquoi une âme ne se souvient-elle pas de cela? Elle se trompe en pensant que la mort ne viendra pas de sitôt, et que peut-être, de quelque manière, rien ne va mal pour nous. Combien c'est amer! 
Il va sans dire que l'âme qui demeure dans de telles pensées est négligente et indulgente envers elle-même. Alors, comment peut-elle penser que le jugement sera favorable pour elle? Non, on doit se comporter comme un étudiant qui fait face à un examen: peu importe ce qu'il fait, l'examen ne délaisse pas sa tête; un tel souvenir ne lui permet pas de perdre même une minute en vain, et il utilise tout son temps pour se préparer pour l'examen. Quand acquerrons-nous une telle mentalité!


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
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jeudi 21 septembre 2017

Nativité de la Mère de Dieu


Jeudi de la Seizième Semaine après la Pentecôte






Ephésiens 1:1-9, Marc 7:24-30


Qu'est-ce qui poussa la femme Syrophénicienne à venir vers le Seigneur et à être si insistante dans sa prière? Le bon ordre de ses convictions, car elle était convaincue que le Sauveur avait le pouvoir de guérir sa fille, et elle était venue à Lui, et elle était convaincue qu'Il ne laisserait pas sa prière sans accomplissement, et elle ne cesserait pas de demander... 

Les convictions sont la somme de toute la vie, de l'éducation, de la pensée actuelle, des impressions de l'entourage, des enseignements reçus et de divers incidents et activités de la vie. Les pensées travaillent sous l'influence de tout cela, et en viennent à certaines convictions. 

Pendant ce temps il faut garder à l'esprit que la vérité de Dieu est partout, et vient de partout dans l'âme de l'homme. La vérité est dans le cœur de l'homme, la vérité de Dieu est gravée dans toutes les créatures. 

La vérité de Dieu est dans les coutumes et les dispositions de l'homme, elle est aussi dans ses enseignements, à un degré plus ou moins grand. Mais le mensonge est partout également. Celui qui est de la vérité rassemble la vérité, et il est empli de convictions vraies et salvatrices. Alors que celui qui n'est pas de la vérité ne rassemble que des mensonges, et il est plein de convictions fausses, et d'illusions mortelles. Une personne est-elle dans la vérité ou n'est-elle pas dans la vérité, que tout le monde s'examine lui-même, mais pendant ce temps, le jugement de Dieu attend tout le monde...


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
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2010
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mercredi 20 septembre 2017

Mercredi de la Seizième Semaine après la Pentecôte




Galates 6:2-10, Marc 7:14-24


C'est de l'intérieur du cœur des hommes, que procèdent les mauvaises pensées, les adultères, les impudicités, les meurtres, les vols, les cupidités, les méchancetés, la ruse, le dérèglement, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie. Ici des péchés ordinaires sont mentionnés, mais tout le reste aussi, à la fois grand et petit, vient du cœur, et la forme sous laquelle il procède vient des mauvaises pensées. 

La première graine du mal tombe comme une pensée de faire ceci ou cela. Pourquoi et comment a-t-elle lieu? Une partie de ces événements peut être expliquée par des lois connues de la combinaison et du regroupement d'idées et d'images, mais seulement en partie. Un autre, la part la plus importante, provient de l'irritation des passions qui agit d'elle-même. 

Quand une passion habite dans le cœur, elle peut ne pas ne pas demander satisfaction. Cette demande se révèle dans une envie d'une chose ou autre, et cette envie est unie à d'autres objets. De là vient la pensée: "C'est ce que je dois faire." 

Ici, c'est la même chose que, par exemple, quand on a faim: ressentant la faim, on a envie de nourriture, avec l'envie est la pensée de la nourriture elle-même ; il s'ensuit l'obtention de quelque chose à manger. En troisième lieu, il y a, et c'est peut-être la partie la plus volumineuse, celle qui procède des puissances impures. L'air est rempli de leur présence, elles tirent des flèches sur de nombreuses personnes, et chacune selon son espèce étend son influence sur les gens avec lesquels elle entre en contact. Le mal émane d'elles comme des étincelles d'un fer rouge. Où elle est volontiers acceptée, l'étincelle prend racine, et avec elle la pensée concernant une mauvaise action. Ce n'est que par ce moyen que l'on peut expliquer pourquoi les mauvaises pensées surgissent pour des raisons inconnues, au milieu des activités qui ne  leur sont aucunement liées. Mais cette variété de raisons ne donne pas lieu à une variété de façons de réagir à de mauvaises pensées. 

Il y a une loi: une mauvaise pensée vient, rejetez-la et l'affaire est terminée. Si vous ne l'avez pas chassée dès la première minute, il sera plus difficile de le faire à la deuxième minute, et encore plus difficile à la troisième minute, et alors vous ne remarquerez même pas comment la sympathie, le désir et la décision naîtront, puis les moyens apparaîtront ... et le péché sera à portée de main. La première opposition à de mauvaises pensées est la sobriété et la vigilance dans la prière.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
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St Herman of Alaska,
Platina, CA
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mardi 19 septembre 2017

Mardi de la Seizième Semaine après la Pentecôte


Galates 5:11-21, Marc 7:5-16

Il n'est rien d'extérieur à l'homme, qui entrant en lui, puisse le souiller, mais les choses qui sortent de lui, voilà ce qui souille l'homme. Ce passage et des passages semblables, par exemple: Ce n'est pas un aliment qui nous rapproche de Dieu: si nous en mangeons, nous n'avons rien de plus; si nous n'en mangeons pas, nous n'avons rien de moins. (1 Cor:8-8) Sont généralement invoquées par ceux qui n'aiment pas jeûner, en supposant que ce faisant, ils ont suffisamment justifié leur non observance du jeûne en fonction de la règle et de la coutume de l'Église.

La validité de cette excuse est connue de tous fidèles de l'Église. Le jeûne décrète que nous nous abstenions de certains aliments, non pas parce qu'ils sont souillés, mais parce que nous pouvons plus facilement affiner notre chair par cette abstinence, ce qui est quelque chose de crucial pour le progrès intérieur.

Ce sens de la loi du jeûne est si essentiel que ceux qui considèrent certains aliments comme souillés, sont comptés parmi les hérétiques. Ceux qui n'aiment pas jeûner feraient mieux de ne pas s'attarder sur ce point, mais sur le fait que le jeûne n'est pas obligatoire, mais il est certainement un des moyens pour surmonter les impulsions vers le péché et les aspirations de la chair. Mais ils ne peuvent en aucun cas rester sur leur position sur ce point, non plus.

Si le progrès intérieur est obligatoire, alors le moyen par lequel il est obtenu est également obligatoire, à savoir le jeûne. La conscience de chaque personne lui dit cela. Afin d'apaiser leur conscience, ils affirment: Je vais compenser mon omission du jeûne d'une autre manière, ou, le jeûne est nocif pour moi, ou je vais jeûner quand je le veux, et non pas pendant les carêmes établis. Toutefois, la première excuse est inappropriée parce que personne n'a encore réussi, sans le jeûne à faire face à sa chair, ou à ordonner sa vie intérieure correctement. La dernière excuse est inappropriée, car l'Eglise est un seul Corps, et se séparer des autres pour cela, signifie s'opposer à sa construction.

On ne peut se retirer des coutumes générales de l'Eglise qu'en abandonnant l'Eglise, mais pendant que quelqu'un est membre de celle-ci, il ne peut pas dire cela et l'exiger. La deuxième excuse possède l'ombre d'un droit. En effet, parmi les limites du jeûne, l'obligation est levée pour ceux pour qui le jeûne agirait de manière destructrice, parce que le jeûne a été créé non pas pour tuer le corps, mais pour mortifier les passions.

Mais si l'on devait consciencieusement compter le nombre véritable des personnes dans ce cas, on constaterait qu'ils sont si peu nombreux qu'ils ne comptent même pas. La seule vraie raison reste le manque de désir. Il est inutile de débattre de cela. On ne sera pas non plus amenés au Ciel contre notre volonté, mais lorsque nous serons condamnés à l'enfer nous irons, que nous le souhaitions ou non: ils nous saisiront et nous y jetteront.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
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St Herman of Alaska,
Platina, CA
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2010

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lundi 18 septembre 2017

Lundi de la Seizième Semaine après la Pentecôte







Galates 4:28-05:10; Marc 6:54-7-8


Le Seigneur reproche aux Pharisiens, non pas leurs routines extérieures et leurs règles de conduite, mais la partialité à leur égard, le fait de se limiter au culte extérieur de Dieu, sans se soucier de ce qui est dans le cœur.

Il est impossible d'être sans manifestations extérieures. Les choses les plus élevées à intérieur ont besoin de l'extériorisation, comme de leur expression et de leur vêtement. En réalité, les choses internes ne sont jamais seules, mais elles sont toujours unies à l'extérieur, elles ne sont séparées que dans les fausses théories.

Mais encore une fois, il est évident que les manifestations extérieures seules ne sont rien; leur valeur vient de la présence des choses intérieures qu'elles contiennent. Ainsi, une fois que l'intérieur cesse d'être, l'extérieur pourrait tout aussi bien ne pas être là. Entre-temps, nous avons un faible pour les apparences extérieures dans lesquelles l'intérieur est représenté et prend la forme définitive, à un point tel que nous sommes satisfaits de les remplir seules, sans même penser qu'il pourrait y avoir des choses intérieures.

Et puisque l'intérieur est plus difficile à atteindre que l'extérieur, il est tout naturel d'achopper sur ce dernier, et de ne pas faire des efforts pour le premier. Que pouvons-nous faire? Nous devons nous gouverner et garder les choses internes à l'esprit, toujours nous pousser vers elles par les choses externes, en considérant qu'une œuvre est réelle lorsque l'intérieur et l'extérieur sont unis en elle. Il n'y a pas d'autre moyen.

L'attention à soi, la sobriété et la vigilance sont les seuls leviers pour élever notre nature qui est grasse, et qui a un penchant pour les choses basses. Notez que ceux qui possèdent les choses intérieures ne renonceront jamais à l'extérieur, bien qu'ils estiment qu'il n'est d'aucune valeur particulière.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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St Theophan the Recluse
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dimanche 17 septembre 2017

Quinzième Dimanche après la Pentecôte




II Corinthiens 4:6-15; Matthieu. 22:35-46

Le Seigneur a offert le commandement de l'amour de Dieu et du prochain, et immédiatement Il l'a complété avec l'enseignement de Sa filiation avec Dieu et celui de Sa divinité. Pourquoi cela? Parce que l'amour véritable pour Dieu et pour les hommes n'est possible par aucun autre moyen que par l'influence de la foi en la divinité du Christ Sauveur, en ce qu'Il est le Fils de Dieu incarné.

Une telle foi suscite l'amour de Dieu, car comment peut-on pas aimer Dieu, Qui nous a tant aimé, qu'Il n'a même pas épargné Son Fils Unique, mais L'a livré pour nous? La foi amène cet amour à son plein accomplissement, ou à ce qu'il cherche, tandis que l'amour cherche une union de vie. Pour atteindre cette union, il faut surmonter le sentiment que la droiture de Dieu punit le péché, sans quoi il est terrifiant de s'approcher de Dieu. Ce sentiment est surmonté grâce à la conviction que la droiture de Dieu est satisfaite par la mort sur la Croix du Fils de Dieu. Une telle conviction vient de la foi, par conséquent, la foi ouvre le chemin de l'amour envers Dieu. C'est la première chose. Deuxièmement: la foi en la divinité du Fils de Dieu Qui S'est incarné, a souffert et a été enseveli à cause de nous, donne un exemple de l'amour du prochain, car l'amour c'est quand on donne son âme pour son bien-aimé. La foi donne aussi la force de  manifester un tel amour. Pour avoir un tel amour, il faut devenir une nouvelle personne: au lieu d'être une personne égotiste, on doit devenir une personne pleine d'abnégation. C'est seulement en Christ qu'une personne devient une nouvelle créature, mais nous ne pouvons être en Christ, que si nous nous unissons au Christ par la foi et la renaissance pleine de grâce à travers les Saints Mystères acceptés avec foi. De là il s'ensuit que toute attente par des gens sans foi, même de maintenir une bonne conduite morale est vaine. Tout se tient, il est impossible de diviser un homme. Il faut le satisfaire complètement.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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St Theophan the Recluse
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samedi 16 septembre 2017

Samedi de la Quinzième Semaine après la Pentecôte







I Corinthiens 4:17-5:5; Matthieu 24:1-13

Parce que l'iniquité se sera accrue, la charité d'un grand nombre se refroidira. L'amour est détruit par les transgressions; plus il y a de péchés, moins il y a d'amour. Là où il n'y a que péché, ne cherche pas l'amour. 

Par conséquent, celui qui cherche la propagation de l'amour et la réduction du manque d'amour doit se préoccuper de réduire le péché et de diminuer le domaine de l'amour du péché. Là est le vrai fondement de l'humanisme! Ayant entrepris cette œuvre, il faut utiliser tous les moyens pour s'opposer au péché. 

Les péchés extérieurs sont le fruit du péché intérieur. Le péché intérieur est enraciné dans l'égoïsme et dans sa progéniture. Par conséquent, les humanistes ont besoin de se faire une règle pour eux-mêmes de supprimer l'égoïsme par tous les moyens; l'égoïsme est supprimé avec le plus de force en ne permettant pas à sa propre volonté de s'exercer. Ne te permets pas d'exercer ta propre volonté, et bientôt tu auras vaincu l'égoïsme. 

Au contraire, quel que soit quel moyen que tu utiliseras contre l'égoïsme, tu ne seras pas en mesure de faire quoi que ce soit par ce moyen, si tu donnes la liberté à ta volonté. 

Il s'ensuit que, partout où les gens cherchent leur propre petite volonté, ils recherchent une expansion de l'égoïsme et le refroidissement de l'amour et ils cherchent un plus grand mal. Pourtant, tel est l'esprit de notre temps et le mal grandit de plus en plus.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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St Theophan the Recluse
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vendredi 15 septembre 2017

Vendredi de la Quinzième Semaine après la Pentecôte



Galates 4, 8-21 et Marc 6, 45-53.


Prenez courage: c'est moi; n'ayez pas peur ( Marc 6:50). Voici le pilier de notre espérance! Quel que soit le malheur ou l'épreuve que tu puisses avoir, n'oublie pas que le Seigneur est proche, et sois inspiré par une courageuse patience. Comme à cette époque, Il apparut soudain devant les apôtres qui étaient dans la tempête sur la mer, ainsi Il te montrera Son aide et Son intercession, tout à coup, lorsque tu seras dans l'épreuve. Il est partout et Il est toujours prêt à accorder Sa protection. Reste seulement avec Lui ou devant Lui dans la foi, la prière, l'espérance et la dévotion à Sa sainte volonté. Il se produit une union de l'esprit avec le Seigneur, et de là vient toute bonne chose. Toutefois, cela ne signifie pas qu'il y aura immédiatement la dignité et la gloire et l'honneur, et d'autres choses semblables. Les choses extérieures peuvent rester comme elles sont, mais il naîtra une acceptation courageuse et de bonne humeur de l'ordre des événements qu'il plaît au Seigneur d'organiser pour une personne. Et c'est la principale chose que toute personne dans le malheur doit chercher: le bonheur à l'intérieur, et non à l'extérieur. La béatitude intérieure existe toujours parmi ceux qui sont en union de vie avec le Seigneur.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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St Theophan the Recluse
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jeudi 14 septembre 2017

Jeudi de la Quinzième Semaine après la Pentecôte



Galates 3:23-4:5; Marc 6:30-45

Et les gens accouraient à pied hors de toutes les villes... et venaient vers Lui. C'est dans le désert de Bethsaïde, où le rassasiement merveilleux de cinq mille personnes avec cinq pains et deux poissons a été réalisé. Ce qui attira le peuple vers le Seigneur? Une sympathie envers le Divin. La divinité du Seigneur, cachée sous le couvert de la nature humaine, se révéla dans la parole, l'action, le regard, et tout ce qui était visible dans le Seigneur.


Les manifestations de la divinité éveillèrent le sentiment de la divinité cachée dans le cœur, et à travers lui, attirèrent les gens vers le Seigneur. Personne n'a le pouvoir de retenir un tel mouvement vers le Seigneur, même pas celui qui l'éprouve, car il est plus profond et plus fort que tous les autres mouvements.


La même Divinité, manifestée plus tard par le Sauveur, a attiré à Lui, des gens de toutes les langues qui existent sous les cieux. Il en a été de même dans toute l'histoire de l'Eglise, jusques à ce jour. Une petite trace du Divin attire les gens.


Ce qui s'ensuit de cette expérience, partout et à tout moment, de l'aspiration de notre esprit pour le Divin? Ce qui s'ensuit, est que ce qui est divin, ce qui est surnaturel, est la divinité, sa source. Cette aspiration se trouve dans la fondation de notre esprit et constitue sa nature, comme on peut le voir dans nos préoccupations intellectuelles, esthétiques et pratiques. Mais dans la nature, il ne peut y avoir des mensonges et la tromperie, par conséquent, ils n'existent pas dans cette aspiration à la divinité. D'où il s'ensuit que Dieu et le Divin existent, et que les naturalistes, en rejetant ce qui est surnaturel, vont à l'encontre de la nature de l'esprit humain.

Version française Claude Lopez-Ginisty
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mercredi 13 septembre 2017

Mercredi de la Quinzième Semaine après la Pentecôte

Pas de commentaire de l'Ecriture ce jour!

Mardi de la Treizième Semaine après la Pentecôte



II Corinthiens 8:16-9-5/ Marc 3:13-19

Le Seigneur a choisi les apôtres, afin qu'ils soient avec Lui, et qu'il puisse les envoyer prêcher, et avoir le pouvoir de guérir les maladies, et de chasser les démons. Chaque chrétien est choisi, choisi pour des faits similaires, à savoir: être avec le Seigneur, par sa mémoire incessante de Lui et la prise de conscience de Son omniprésence, par la prédication et l'accomplissement de Ses commandements, et grâce à l'aptitude à confesser sa foi en Lui. Dans ces cercles où une telle confession est faite, c'est un sermon fort pour que tous entendent. 
Chaque chrétien a le pouvoir de guérir les infirmités, et non pas celles des autres, mais les siennes, et non celles du corps, mais de l'âme, (c'est-à- dire les péchés et les habitudes pécheresses), de chasser les démons, en rejetant les mauvaises pensées semées par eux, et en éteignant l'enthousiasme des passions enflammées par eux. Agis ainsi, et tu seras un apôtre, celui qui accomplit ce que le Seigneur a choisi pour lui, celui qui accomplit sa vocation en tant que messager. Lorsque au début, tu réussis en tout cela, alors peut-être le Seigneur te nommera-t-Il ambassadeur spécial pour en sauver d'autres, après que tu te sois sauvé, et pour aider ceux qui sont tentés, après que tu sois passé à travers toutes les tentations, et à travers toutes les expériences dans le bien et dans le mal. Mais ton travail est de travailler sur toi-même: tu es choisi pour cela, le reste est entre les mains de Dieu. Celui qui s'humilie sera exalté.


Version française Claude Lopez-Ginisty

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St Theophan the Recluse
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lundi 11 septembre 2017

Lundi de la Quinzième Semaine après la Pentecôte




Galates 2:11-16 ;Marc 5:24-34


La femme hémoroïsse n'eut qu'à toucher le Seigneur avec foi, et une puissance sortit du Seigneur et vint en elle: aussitôt la fontaine de son sang fut tarie. L'écoulement du sang est une image des pensées et des intentions passionnées, sans cesse jaillissant du cœur, s'il n'a pas encore été nettoyé de toute sympathie pour le péché, c'est notre maladie du péché. Elle est captée par ceux qui se sont repentis et avec zèle s'efforcent de se maintenir purs, non seulement extérieurement, mais intérieurement également. Ces gens-là voient que les mauvaises pensées viennent sans cesse du cœur, et ils s'en chagrinent et cherchent la guérison. 

Mais il n'est pas possible de trouver la guérison, en soi-même ou chez d'autres, elle vient du Seigneur, ou plus précisément, elle vient quand l'âme touche le Seigneur et que la puissance sort du Seigneur et entre dans l'âme. En d'autres termes, elle arrive lorsqu'un contact tangible avec le Seigneur se produit, ce dont témoignent une chaleur particulière et une ardeur intérieure. Quand cela arrive, dis-je, l'âme sent immédiatement qu'elle a "été guérie de son mal." C'est un grand bien, mais comment peut-il être atteint? La femme hémoroïsse se précipita vers le Seigneur et reçut la guérison: nous aussi nous devons nous précipiter vers le Seigneur, aller sans paresse par la voie étroite des efforts spirituels intérieurs et extérieurs. Tout est étroit et contraignant pour ceux qui vont en ce sens, et le Seigneur n'est pas en vue. Mais soudain voici le Seigneur. Et la joie! Le Royaume de Dieu ne vient pas sensiblement...

Version française Claude Lopez-Ginisty
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dimanche 10 septembre 2017

Dimanche de la Quatorzième Semaine après la Pentecôte



II Corinthiens 1:21-2:04; Matthieu 22:1-14

Un roi organise une noce pour son fils, il envoie chercher une fois ceux qui étaient invités, les envoie chercher une deuxième fois, mais à cause de soucis terrestres, ils ne viennent pas: l'un était occupé à la maison, une autre à ses entreprises. Une nouvelle invitation a été faite dans d'autres sphères, et la chambre de noces fut pleine de convives. Parmi eux, il s'en trouva un qui n'était pas habillé convenablement pour une noce, et qui a donc été chassé. 
La signification de cette parabole est claire: La noce est le Royaume des Cieux, l'invitation est la prédication de l'Evangile, ceux qui refusaient sont ceux qui ne croient pas du tout, et celui qui n'était pas habillé pour une noce croyait, mais ne vivait pas selon la foi. 
Chacun de nous doit trouver pour lui-même à quelle catégorie il appartient. Que nous soyons conviés est clair, mais sommes-nous croyants? En effet il est possible d'être même parmi les croyants, de porter leur nom, et de manquer totalement de foi. L'un ne pense pas du tout à la foi, comme si elle n'existait pas; un autre sait une chose ou l'autre à son sujet, et il en est satisfait; un autre interprète la foi d'une manière déformée; un autre la considère avec une animosité complète. Tous sont comptés parmi les chrétiens, bien qu'ils n'aient absolument rien qui soit chrétien. 
Si tu crois, vérifie si tes sentiments, ou tes actes sont conformes à ta foi; ce sont les vêtements de l'âme, par laquelle Dieu te voit comme habillé ou non pour les noces. Il est possible de bien connaître la foi et d'être zélé pour elle, mais dans la vie réelle de servir les passions, de s'habiller, dans les vêtements honteux d'une âme qui aime le péché. Ces personnes sont d'une façon en paroles, mais sont d'une autre façon dans le cœur. Sur leur langue il y a: "Seigneur, Seigneur!" Mais à l'intérieur, ils disent, "Ne compte pas sur moi." (Examine-toi, pour voir si tu es dans la foi et que tu portes les vêtements de noce des vertus, ou les haillons honteux des péchés et des passions.


Version française Claude Lopez-Ginisty
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St Theophan the Recluse
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