"Dans la confusion de notre époque,quand une centaine de voix contradictoires prétend parler au nom l'Orthodoxie,
il est essentiel de savoir à qui l'on peut faire confiance. Il ne suffit pas de prétendre parler au nom de l'Orthodoxie patristique, il faut être dans la pure tradition des saints Pères..."
Père Seraphim (Rose) de bienheureuse mémoire

lundi 31 octobre 2016

Lundi de la Vingtième Semaine après la Pentecôte


Colossiens 2:13-20; Luc 9:18-22


Qui, les gens, disent-ils que je suis? a demandé le Seigneur. En réponse à cela, les apôtres rapportent les opinions courantes qui Le concernent parmi les personnes, elles sont formées selon la nature de l'opinion des gens à cette époque. 

Certains ont dit qu'il était Jean-Baptiste, d'autres qu'il était Elie, d'autres qu'il était l'un des anciens prophètes ressuscité. Comment répondent-ils aujourd'hui? Egalement de diverses manières, chacun selon sa propre façon de penser. Quel genre de réponses pourrait être donnée par les matérialistes, les athées, et les sans âmes qui pensent que nous sommes descendus des singes, quand ils n'ont ni Dieu, ni âme? 

Les spirites, comme les ariens, ont la même réponse qui a été dénoncé au Premier Concile Œcuménique. Les déistes voient Dieu comme étant très loin du monde, et parce qu'ils ne peuvent pas contenir dans leur système le mystère de l'incarnation, ils répondent comme les Ebionites, [1] et les sociniens [2]. Vous entendrez des réponses similaires dans la société russe, car les trois types d'identités susmentionnées existent et se multiplient parmi nous. Mais grâce au Seigneur, nous avons encore un certain nombre infiniment prédominant des croyants sincères et de ceux qui maintiennent strictement la confession apostolique selon laquelle le Seigneur Jésus-Christ est le Fils unique de Dieu incarné, le Sauveur et Rédempteur du genre humain Qui, même dans le paradis a été promis à nos ancêtres. 

Quel parti va être vainqueur est connu de Dieu seul. Prions pour que nous conservions en nous la Lumière du Christ, et que les ténèbres des faux enseignements soient chassés. Nous avons un faible pour les mauvaises choses, c'est pourquoi il n'est pas surprenant que le mensonge prédomine. Maintenant, il est déjà dans les rues de la ville ouvertement, tandis que dans le passé, il se cachait prudemment du regard des croyants chrétiens.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

[1] Secte judaïsante de juifs chrétiens originaire de Palestine, qui ne croyait pas à la naissance virginale du Christ, ou qu'Il était le Fils de Dieu.
[2] Secte antitrinitaire protestante qui débuta avec Lelio Sozzini ( 1525-1562) et son neveu Fausto Sozzini.

dimanche 30 octobre 2016

DIx-Neuvième Dimanche après la Pentecôte


Galates 2:16-20; Luc 8:5-15


Les épines et des ronces qui étouffent la parole de la vérité divine, en plus d'être richesses, plaisirs et soucis de la vie, à l'heure actuelle doivent aussi inclure les différents faux enseignements, propagés par des savants qui ont perdu la vérité et ont été détourné de son chemin d'accès. 

Parmi nous, de telles théories diffèrent beaucoup: certaines publiquement et ouvertement vont à l'encontre de la vérité; d'autres le font par des allusions obliques qui n'en sont pas moins comprises par ceux à qui elles s'adressent. En substance, elles agissent comme un empoisonnement au monoxyde de carbone: elles entrent insensiblement, et embrument la tête, conduisant à une perte de conscience claire de tout ce qui se trouve à l'entour. 

Celui qui souffre de cette intoxication au monoxyde de carbone commence à délirer comme un homme qui dort, car tout lui apparaît déjà entièrement différent de ce qu'il est, non pas tel qu'il apparaît à celui qui est dans son bon sens. 

Lorsque vous rencontrez une telle personne que vous voyez que non seulement la vérité tout entière est supprimée en lui, mais tout sentiment en faveur de la vérité est aussi étouffé, et un mensonge a pénétré toutes les composantes de son esprit. Comment faut-il se comporter? Ne pas écouter ces délires ou ne pas les lire, et quand ils sont involontairement entendus ou lus, rejetez-les de votre tête. Quand ils ne sont pas rejetés, soumettez-les à la raison, et ils se dissiperont tous comme de la fumée.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

samedi 29 octobre 2016

Samedi de la Dix-Neuvième Semaine après la Pentecôte


II Cor. 3:12-18; Luc 6:1-10


Les disciples du Seigneur arrachent des épis de céréales, les frottent dans leurs mains et les mangent le jour du sabbat, acte de très peu d'importance à la fois en apparence et en substance, cependant les Pharisiens ne pouvaient pas se retenir et les interpellèrent vivement. Qu'est-ce qui leur fit soulever cette question? En apparence un zèle irrationnel, mais en substance, l'esprit de jugement. Celui-ci est présent partout, et présente tout sous une forme sombre d'illégalité et de destructivité. 

Cette infirmité, à un degré plus ou moins grand, est commune à presque toutes les personnes qui ne se surveillent pas. Tout le monde n'exprime pas des pensées de jugement en paroles, mais il est rare pour une personne de s'en abstenir. Quelqu'un siège à côté du cœur et attise le jugement, et il se manifeste. Mais en même temps, le juge lui-même est prêt à faire des actes qui ne sont pas bons, aussi longtemps que personne ne le voit, et il est immanquablement dans un état qui, en quelque sorte, n'est pas si bon. C'est comme s'il juge et condamne pour cette raison même: afin de satisfaire son sentiment intérieur de justice insulté et supprimé avec des attaques envers les autres, aussi dépourvues de fondement qu'elles puissent être. 

Celui qui aime la justice et s'y tient, sachant combien il est difficile d'atteindre l'exactitude dans les faits et plus encore dans les sentiments, ne juge pas, il est plutôt prêt à couvrir par des mesures de clémence non seulement pour les petites, mais aussi pour les grandes transgressions des autres. 

Le Seigneur ne juge pas les Pharisiens qui jugent, mais Il leur explique avec indulgence que les disciples ont fait quelque chose que quiconque excuserait s'ils réfléchissaient correctement à ce sujet. Et il en est presque toujours ainsi: pensez raisonnablement aux actions de votre prochain et vous verrez qu'elles n'ont pas du tout ce caractère grave et horrible que vous avez vu au premier abord.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

vendredi 28 octobre 2016

Vendredi de la Dix-Neuvième Semaine après la Pentecôte


Colossiens 2:1-7; Luc 9:12-18

Le rassasiement miraculeux de la multitude dans le désert est une image du rassasiement des fidèles à la Sainte Communion au Corps et au Sang Très Purs du Seigneur. Le Seigneur est assis dehors; on demande à la multitude de s'asseoir en groupes; les apôtres sont des intermédiaires, ils reçoivent le pain et le donnent. Donc, il en est ainsi maintenant: les croyants sont tous divisés en groupes-petites églises individuelles dans lesquelles le Seigneur, invisiblement présent, donne Son Corps et Son Sang par les successeurs apostoliques. 

Comme il le faisait pour les apôtres, ainsi, maintenant il dit à leurs successeurs, donnez-leur à manger. Comme alors, ainsi maintenant les multitudes croyantes se tiennent résolument devant le Seigneur dans le jeûne, en entendant la Parole, et avec le désir orant d'être guéris des péchés tandis qu'ils se préparent à s'approcher des mystères divins. 

Ainsi le mystère commencé par l'apparition du Seigneur continue jusqu'à maintenant et se poursuivra jusques à la fin du monde. Et dans le monde à venir, il y aura une Communion spéciale, car le Seigneur promet de donner à manger de la manne cachée et de l'arbre de vie (Apocalypse 2: 7,17). 

La propre communion mystique de nos ancêtres a également été organisée dans le paradis terrestre-manger de l'arbre de vie. Dans l'Eglise de l'Ancien Testament son image est le fait de manger de l'agneau pascal. Ainsi, la communion mystique a commencé avec la race humaine, a été et sera avec elle jusqu'aux âges éternels, sous des formes diverses, mais dans le sens d'une  Communion plus véritable avec le Seigneur; Car en Lui était la vie; et la Vie était la Lumière des hommes (Jean 1: 4). Il est approprié pour ceux qui sont créés à l'image de Dieu d'être dans une telle Communion avec Lui, qui, est le reflet de Sa gloire, et l'empreinte de Sa personne (Hébreux 1: 3).

jeudi 27 octobre 2016

Jeudi de la Dix-Neuvième Semaine après la Pentecôte


Col 1:24-29; Luc 9:7-11


Entendant parler des œuvres du Christ Sauveur, Hérode dit: "Jean je l'ai fait décapiter, mais qui est Celui-ci?" Et il désirait Le voir. Il voulait Le voir et cherchait une occasion favorable pour cela, mais il n'en a pas été rendu digne, parce qu'il ne cherchait pas la foi et le salut, mais agissait ainsi par vaine curiosité. 

La curiosité est le chatouillement de l'esprit, ce n'est pas la route qui mène à la vérité, mais aux nouvelles, en particulier aux nouvelles sensationnelles. C'est pourquoi elle n'est pas satisfaite de la vérité elle-même, elle y cherche quelque chose d'extraordinaire. Quand elle a quelque chose d'artificiel et d'extraordinaire, elle s'arrête là et attire d'autres personnes à elle. 

De nos jours, c'est l'esprit allemand qui agit ainsi. Les Allemands sont obsédés par le fait d'organiser les choses. Ils ont couvert tout le royaume de la vérité de Dieu avec leurs artifices comme d'un brouillard. Prenez le dogme, l'éthique, l'histoire, la parole de Dieu, tous sont tellement surchargés par des artifices que vous ne pouvez pas arriver à la vérité de Dieu. 

Pendant ce temps, ces choses les intéressent et elles intéressent ceux qui ont la même mentalité. La vérité de Dieu est simple; un esprit fier a-t-il besoin de se préoccuper d'elle? Il ferait mieux de s'ingénier à s'occuper de ses propres choses. C'est sensationnel, bien que vide et faible comme une toile d'araignée.

Pour voir qu'il en est ainsi, regardez les théories actuelles de la création du monde: elles sont comme un délire somnambulique ou ivre. Et pourtant, comme elles semblent bonnes à ceux qui les ont pensées! Combien d'énergie et de temps sont perdus là-dessus et en vain! L'acte a été accompli tout simplement: Il [Dieu] parla et cela fut. Il a commandé et ce fut créé. Personne ne peut imaginer rien de mieux que cette solution.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

mercredi 26 octobre 2016

Mercredi de la Dix-Neuvième Semaine après la Pentecôte




Colossiens 1:18-23; Luc 8:22-25

Quand ils sont arrivés dans le bateau pour naviguer vers l'autre côté du lac, les apôtres ont-ils cru qu'ils rencontreraient une tempête et exposeraient leurs vies au danger ? Entre temps, une tempête est survenue subitement et ils ne s'attendaient pas à rester vivants. 

Tel est le chemin de notre vie! Vous ne savez pas comment ou d'où la malchance viendra pour nous balayer, avec sa capacité de nous anéantir. L'air, l'eau, le feu, les bêtes, l'homme, l'oiseau, la maison, en un mot — tout autour de nous pourrait subitement être transformé en arme pour causer notre mort.


De cela vient une loi : vivez de manière à être prêts à chaque minute de rencontrer la mort et d'entrer bravement dans son royaume. En cette minute vous êtes vivants, mais qui sait si vous serez vivants la suivante ? Gardez-vous selon cette pensée. Faites tout que vous avez à faire, selon les routines de votre vie, mais n'oubliez d'aucune façon que vous pourriez partir immédiatement vers un pays dont il n'y a aucun retour. Le fait de l'oublier ne repoussera pas l'heure déterminée et l'expulsion intentionnelle de ce bouleversement décisif de vos pensées ne diminuera pas le sens éternel de ce qui arrivera après cela.


Remettez votre vie et tout entre les mains de Dieu; passez heure après heure avec la pensée que chaque heure est la dernière. Par cela, le nombre de plaisirs vides diminuera; tandis qu'à la mort cette privation sera incommensurablement récompensée par une joie à laquelle il n'y a rien d'égal dans les joies de la vie.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

mardi 25 octobre 2016

Mardi de la DIx-Neuvième Semaine après la Pentecôte



Colossiens 1:1-2, 7-11; Luke 8:1-3

Le Seigneur prêche, les femmes Le servent et participent ainsi à ce qu'il prêche. Il n'est pas donné à n'importe qui de prêcher les Évangiles, mais chacun peut aider à les étendre et être des participants à cette affaire la plus importante sur la terre. Il y avait beaucoup de tels participants, tant les hommes que les femmes, au temps que les apôtres saints ont prêché; et ensuite au moment de leurs successeurs et finalement, partout dans l'histoire entière de l'Église. De tels participants existent à ce jour. Nos apôtres dans le Caucase et dans les régions différentes de travail Sibérien avec zèle, en subissant chaque besoin et privation. Ils continuent le travail du Seigneur et des Apôtres saints. Ces hommes et femmes qui leur envoient l'aide rejoignent les grades des femmes qui ont servi le Seigneur et sont devenues dignes de récompense égale. Le Seigneur a dit : Il que receiveth qui que ce soit qui j'envoie receiveth Moi (John 13:20). Cela signifie qu'Il s'assimile avec celui que l'on envoie pour prêcher; il le suivrait Il assimile le service rendu à ses messagers avec le service de Lui. Selon la loi de Sa bonté et la vérité, la façon qu'une personne reçoit on détermine la récompense qu'il recevra (Mat. 10:41). Cela semblerait être le stimulant suffisant de continuer à donner alms pour aider dans le grand travail du fait de prêcher des Évangiles.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

lundi 24 octobre 2016

Lundi de la Dix-Neuvième Semaine après la Pentecôte






Philippiens 4:10-23; Luke 7:36-50


Comment est-il possible que bien que Simon le Pharisien révère le Seigneur et l'invite à venir chez lui, il est scandalisé quand il voit qu'Il accorde sa faveur à une femme pécheresse et l'autorise à s'approcher de Lui ? Pourquoi pense-t-il en lui-même, “s'Il était prophète,” et ainsi de suite ? Parce qu'il s'était occupé de mondanité et ignorait donc une compréhension raisonnable de la manière dont Dieu fait les choses. 

Ces deux royaumes, mondains et spirituels, ont des caractéristiques et des lois complètement différentes. Notre esprit juge tout le temps ses propres préoccupations selon les lois de ces préoccupations. Selon la réflexion du monde, il ne faut pas avoir de contact avec une femme évidemment pécheresse.

 Simon juge ainsi, en oubliant que le repentir rend chacun pur, et met les pécheurs au niveau des gens vertueux. Il croit que la femme pécheresse ne devrait pas être là, et que si le Sauveur ne la chasse pas, c'est probablement parce qu'Il ne sait pas qui elle est. 

Une autre pensée suit immédiatement celle-ci : s'Il ne sait pas qu'elle est pécheresse,  quelle sorte de prophète est-Il donc? Il ne l'a pas dit en paroles, mais il l'a seulement pensé, bien qu'il n'y ait eu aucun changement dans son  apparence extérieure. 

Mais le Seigneur a vu son coeur et l'a corrigé en conséquence. Il lui a suggéré que les pécheurs ont aussi une place à côté de Lui, et que la femme pécheresse qui s'est unie à Lui dans son coeur, l'a révérée plus que ne l'a fait Simon, qui l'a honoré avec de la nourriture seulement. Les aspects extérieurs mènent une personne à un sentiment de satisfaction de soi désagréable au Seigneur, pendant que les choses intérieures préservent toujours un sentiment d'absence de mérite devant le visage du Seigneur omniscient.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

Lundi de la Dix-Neuvième Semaine après la Pentecôte






Philippiens 4:10-23; Luke 7:36-50


Comment est-il possible que bien que Simon le Pharisien révère le Seigneur et l'invite à venir chez lui, il est scandalisé quand il voit qu'Il accorde sa faveur à une femme pécheresse et l'autorise à s'approcher de Lui ? Pourquoi pense-t-il en lui-même, “s'Il était prophète,” et ainsi de suite ? Parce qu'il s'était occupé de mondanité et ignorait donc une compréhension raisonnable de la manière dont Dieu fait les choses. 

Ces deux royaumes, mondains et spirituels, ont des caractéristiques et des lois complètement différentes. Notre esprit juge tout le temps ses propres préoccupations selon les lois de ces préoccupations. Selon la réflexion du monde, il ne faut pas avoir de contact avec une femme évidemment pécheresse.

 Simon juge ainsi, en oubliant que le repentir rend chacun pur, et met les pécheurs au niveau des gens vertueux. Il croit que la femme pécheresse ne devrait pas être là, et que si le Sauveur ne la chasse pas, c'est probablement parce qu'Il ne sait pas qui elle est. 

Une autre pensée suit immédiatement celle-ci : s'Il ne sait pas qu'elle est pécheresse,  quelle sorte de prophète est-Il donc? Il ne l'a pas dit en paroles, mais il l'a seulement pensé, bien qu'il n'y ait eu aucun changement dans son  apparence extérieure. 

Mais le Seigneur a vu son coeur et l'a corrigé en conséquence. Il lui a suggéré que les pécheurs ont aussi une place à côté de Lui, et que la femme pécheresse qui s'est unie à Lui dans son coeur, l'a révérée plus que ne l'a fait Simon, qui l'a honoré avec de la nourriture seulement. Les aspects extérieurs mènent une personne à un sentiment de satisfaction de soi désagréable au Seigneur, pendant que les choses intérieures préservent toujours un sentiment d'absence de mérite devant le visage du Seigneur omniscient.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St. Theophane the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St. Herman of Alaska,
Platina, CA
USA,
2010

mardi 11 octobre 2016

Mardi de la Dix-Septième Semaine après la Pentecôte






Philippiens 1:8-14 et Luc 5:12-16

Le lépreux se prosterna devant le Seigneur et le supplia: "Seigneur, si Tu le veux, Tu peux me rendre pur. Le Seigneur dit: Je le veux: sois pur. Et aussitôt la lèpre le quitta.
Ainsi, part immédiatement toute lèpre morale dès que quelqu'un se prosterne devant le Seigneur avec foi, repentir et confession, elle s'écarte vraiment et perd tout pouvoir sur lui. Pourquoi la lèpre revient-elle parfois? Pour la même raison que reviennent les maladies corporelles. A celui qui a récupéré on dit, "ne mange pas, ne bois pas cela, n'y pas." S'il n'obéit pas, la maladie reprend sa place.
Il en est ainsi dans la vie spirituelle. Il faut être sobre, vigilant, et prier, alors la maladie du péché ne reviendra pas. Si vous n'êtes pas attentif envers vous-mêmes, si vous vous permettez de voir, d'entendre, de dire et de faire sans discernement, comment le péché ne peut-il pas s'enflammer et prendre le pouvoir une fois de plus?
Le Seigneur a chargé le lépreux de tout accomplir conformément à la Loi. Cela signifie que, après la confession, il faut recevoir une pénitence et fidèlement l'accomplir, en elle, est cachée une grande force de prévention. Mais pourquoi certains disent-ils : cette habitude pécheresse m'a vaincu, je ne peux pas me maîtriser. Soit parce que la repentance et la confession n'était pas complet, ou parce que, après des changements précautionneux, il n'adhère que faiblement à eux, ou se ménage. Il veut tout faire sans peine et sans contrainte de soi, et il est la risée de l'Ennemi.
Déterminez de vous défendre jusques à la mort et de montrer [cette résolution] dans les faits, et vous verrez quelle puissance il y a en elle. Il est vrai que dans toutes les passions insurmontables qui revient l'Ennemi possède l'âme, mais ceci n'est pas une justification, car il fuit immédiatement dès que vous produisez un changement intérieur, avec l'aide de Dieu.

Ephésiens 2: 19-3: 7; Marc 11: 11-23


   Le figuier couvert de feuilles était splendide en apparence, mais il n'a pas été honoré de l'approbation du Seigneur parce qu'il n'y avait pas de fruits sur lui, et il n'y avait pas de fruits parce qu'il n'y avait pas de pouvoir de donner des fruits en lui. 

Combien de ces figuiers il y a dans le sens moral! En apparence, tout est bon, mais à l'intérieur il n'y a rien. Ils sont en bon ordre, honorables, et accomplissent tout ce qui est chrétien, mais ils n'ont pas l'esprit de vie en Jésus-Christ; ce qui est la raison pour laquelle ils ne disposent pas de fruits vivants. Et ce qui est en eux semble seulement être des fruits, mais ce n'en sont pas. 

En quoi se trouve l'esprit de vie en Jésus-Christ? Pour cela, nous disons: une partie de ceci vient du Seigneur, et l'autre de nous. Ce qui vient du Seigneur est essentiellement le pouvoir spirituel de porter du fruit; ce qui vient de nous est seulement le réceptacle de ce pouvoir. Soyez plus concernés par ce dernier. La racine de tout cela, c'est le sentiment que vous périssez, et que s'il n'y avait pas le Seigneur, vous péririez. Pour cela, vous aurez un cœur brisé et humilié, dans tout ce que vous faites, tout au long de votre vie. 

En outre, puisque l'avenir est inconnu, il y a beaucoup d'ennemis, et vous pouvez tomber à chaque instant, la peur et le tremblement accompagnant le salut, avec le cri incessant: " Ô Toi qui connais toutes choses, sauve-moi" Malheur à celui aussi qui se repose sur autre chose que le Seigneur; malheur à celui qui a travaillé pour autre chose que le Seigneur! 

Demandez-vous, vous qui travaillez à des actes qui sont considérés comme agréables à Dieu, pour qui travaillez-vous? Si votre conscience répond hardiment: seulement pour le Seigneur-c'est bien; mais sinon, vous construisez une maison sur le sable. C'étaient quelques indications d'un esprit intérieur fertile. Vous pouvez comprendre beaucoup d'autres choses selon ces indications.

Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
+

dimanche 9 octobre 2016

Seizième Dimanche après la Pentecôte





II Corinthiens 9:6-11; Luc 5:1-11

Les pêcheurs ont travaillé dur pendant toute une nuit sans rien prendre, mais quand le Seigneur est monté sur leur bateau, et, qu'après avoir prêché, Il leur commanda de jeter leur filet, ils en ont pris tant qu'ils ne pouvaient pas les sortir et le filet a éclaté. C'est une image pour tous les travaux fait sans l'aide de Dieu, et pour les travaux faits avec l'aide de Dieu. 

Quand une personne travaille, voulant réaliser quelque chose par ses seules forces, elle échoue. Quand le Seigneur s'approche d'elle, alors une bonne chose après l'autre jaillit de quelque part. Dans le sens spirituel et moral,  l'impossibilité de succès sans le Seigneur est matériellement visible: Sans moi vous ne pouvez rien faire, dit le Seigneur. Et cette loi agit en toutes choses. 

Tout comme une branche qui ne croît pas sur un arbre, non seulement ne porte pas de fruits, mais se dessèche et perd sa vie, ainsi les gens non plus ne peuvent porter des fruits de la vérité, précieux pour la vie éternelle, s'ils ne sont pas en communion vivante avec le Seigneur. 

Tout bien qu'ils pourraient avoir est seulement une apparence de bien, mais, en substance, ce bien est défectueux, comme une pomme sauvage de la forêt qui apparaît rouge, mais si vous y goûtez, elle est aigre. 

Ceci est également tangiblement clair dans un sens externe, et mondain: on lutte et on lutte, et tout cela en vain. Lorsque la bénédiction de Dieu descend, tout devient bien. Ceux qui sont attentifs envers eux-mêmes et envers les chemins de la vie connaissent ces vérités par l'expérience.
*

II Corinthiens 6:1-10; Matthieu 25:14-30


La parabole des talents propose l'idée que la vie est un temps de négociation. Cela signifie qu'il est nécessaire de se hâter de profiter de ce temps comme une personne se presse à un marché pour négocier ce qu'elle peut. Même si on a seulement apporté des chaussures d'écorce, ou seulement des babioles, on ne reste pas les bras croisés, mais on s'ingénie à appeler plus d'acheteurs pour vendre ce que l'on a et puis acheter pour soi-même ce dont on a besoin. 
Quiconque ayant reçu du Seigneur la vie, ne peut dire qu'il n'a pas un seul talent: chacun a quelque chose, et pas seulement une chose; tout le monde, donc, a quelque chose avec laquelle échanger et faire un profit. Ne regarde pas autour et ne calcule pas ce que les autres ont reçu, mais regarde-toi bien toi-même et  détermine plus précisément ce qui est en toi et ce que tu peux gagner pour ce que tu as, et ensuite agis selon ce plan, sans paresse. 
Au Jugement, il ne te sera pas demandé pourquoi tu n'as pas gagné dix talents, si tu en avais un seul, et il ne te sera même pas demandé  pourquoi tu as gagné un seul talent sur ton bien, mais on te dira que tu as acquis un talent, la moitié un talent ou un dixième de sa valeur. Et la récompense ne sera pas parce que tu as reçu le talent, mais parce que tu en as acquis plus. Il n'y aura rien pour te justifier, ni la noblesse, ni la pauvreté, ni le manque d'éducation. Quand ceci n'est pas donné, il n'y aura pas question à ce sujet. Mais tu avais des mains et des pieds. Il te sera demandé, qu'as-tu gagné avec eux? Tu avais une langue, qu'as-tu gagné avec elle? De cette façon les inégalités des états terrestres seront nivelées au Jugement de Dieu.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
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St Herman of Alaska,
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2010
+

samedi 8 octobre 2016

Samedi de la Seizième Semaine après la Pentecôte




I Corinthiens 15:39-45 et Luc 4:31-36

Si vous ne croyez pas ce que Je Suis, vous mourrez dans vos péchés (Jean 8:24). Il n'y a aucun autre Nom sous le Ciel, donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés (Actes 4:12). Nous devons recevoir le pardon des péchés, mais il n'y a aucun moyen de le recevoir autrement que par la foi au Fils de Dieu, crucifié dans la chair pour notre salut, à la condition que nous ne désirions pas nous complaire dans des habitudes et des actes de péché; car lorsque nous avons péché, nous n'avons que Lui comme intercesseur devant le Père. 

Celui qui donne sa parole de s'abstenir de péchés doit accepter l'aide de la grâce du Très Saint Esprit; mais cette grâce est descendue sur terre après que le Seigneur soit monté pour siéger à la droite de Dieu le Père, et n'est donnée qu'à ceux qui croient en cette merveilleuse économie de notre salut, et qui approchent les Mystères divins avec cette foi-mystères qui ont été établis dans la Sainte Église du Seigneur par les Apôtres. 

Ainsi, celui qui ne croit pas en Dieu tel qu'Il est, ne peut pas être purifié des péchés. Parce qu'il n'a pas été lavé de ses fautes, il mourra en eux, et il sera jugé par eux en fonction de leur poids. 

Lorsque vous voulez faire à quelqu'un du bien qui ait une valeur éternelle,  guidez-le dans la foi véritable dans le Seigneur, ne permettant pas de philosopher ou d'hésiter. 

Ceux qui, directement ou indirectement perturbent la foi dans le Seigneur doivent être considérés comme d'éternels malfaiteurs, car ils causent un mal que rien ne peut corriger, et sa puissance s'étend à toute l'éternité. Leur ignorance ne les justifie pas, car comment peut-on ne pas savoir la vérité qui est connue dans le monde entier? Leurs croyances opposées ne les justifient pas, car si vous commenciez seulement à strictement les tester, vous ébranleriez immédiatement leur force; une personne ne peut pas compter sur autre chose que la foi dans le Seigneur. 

Ceux qui n'ont pas dûment examiné les fondations, la foi, et les enseignements auxquels ils adhèrent, s'égarent dans la foi. Une étude exacte des conditions du salut conduira à la conviction qu'elle ne peuvent être atteintes que grâce à Dieu incarné, Qui est mort sur la Croix, et Qui a envoyé l'Esprit Saint sur la terre. C'est en cela que réside l'essence de la foi chrétienne. Celui qui croit sincèrement de cette manière ne mourra pas dans ses péchés, car il porte en lui la puissance qui apporte le pardon. 

L'incroyant est déjà condamné, car il porte en lui-même cette condamnation.

*

1 Corinthiens 14:20-25; Matthieu 25:1-13

La parabole des dix vierges est lue. Saint Macaire dépeint ainsi la signification de celle-ci: "Les cinq vierges sages, dans la sobriété, se hâtent vers ce qui était inhabituel dans leur nature, de prendre de l'huile dans le récipient de leur cœur, c'est-à-dire que la grâce de l'Esprit accordée d'en haut, pouvait entrer avec l'Epoux céleste dans la chambre nuptiale. 

Les autres vierges folles, en restant dans leur propre nature, ne sont pas devenues sobres, elles n'ont pas essayé alors qu'elles étaient encore dans la chair de prendre en leurs vases une huile de joie, mais en raison de la négligence ou de l'auto-suffisance de leur vertu, elles se sont abandonnées au sommeil. Pour cette raison, elles ne furent pas admises dans la chambre nuptiale du Royaume, et elles furent incapables de plaire à l'Epoux Céleste. 

Retenues par des liens terrestres et par un prétendu amour terrestre, elles n'ont pas consacré tout leur amour et toute leur dévotion à l'Epoux Céleste, et n'ont pas apporté d'huile. Tandis que les âmes qui ont cherché le don sacré de l'Esprit,  inhabituel à leur nature, sont attachées au Seigneur de tout leur amour, elles cheminent avec Lui, se détournent de tout, concentrent leurs prières et leurs pensées vers Lui, et sont dignes de recevoir l'huile de la grâce céleste. 

Les âmes qui restent dans leur nature, avec leurs pensées de la terre, ne pensent qu'à la terre, et leur esprit demeure sur la terre. Elles pensent appartenir à l'Epoux et sont ornées des justifications de la chair, mais n'ayant pas reçu de l'huile de le joie, elles n'ont pas été régénérées par l'Esprit d'en haut (Discours 4:6) ".


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
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vendredi 7 octobre 2016

Vendredi de la Seizième Semaine après la Pentecôte




Ephésiens 1:7-17, Marc 8:1-10


Après avoir rassasié quatre mille personnes avec sept pains, le Seigneur est monté aussitôt dans une barque, et Il est entré dans les parties de Dalmanutha comme si rien de particulier n'avait été fait. Tel est la véritable manière de faire continuellement du bien, d’en faire continuellement sans prêter attention à ce qui a été fait, et en oubliant toujours ce qui s'est passé, pour tendre vers ce qui est à venir. Cela vient naturellement pour ceux qui sont remplis de bonté.

Tout comme un homme fort soulève des poids lourds sans s'en apercevoir alors qu’un homme faible qui a levé un petit poids n'arrive pas à l'oublier, de même celui qui est fort en bonté, fait tout le bien sans effort, chaque fois que l'occasion se présente, tandis que celui qui est pauvre en bonté ne peut pas le faire sans effort.

Il se souvient du bien, et il ne cesse de s’en souvenir et de le considérer.Un bon cœur aspire à faire le bien, et il n'est pas satisfait tant qu'il n'a pas fait du bien en abondance, comme un homme n'est pas satisfait tant qu'il n'a pas mangé à sa faim.

Alors que la faim se fait sentir, on se souvient du dîner, mais quand la faim est satisfaite, tout est oublié: ainsi avec une personne vraiment bonne, une bonne action vient à l’esprit alors qu'elle n'est pas encore faite, mais une fois qu’elle est faite, elle est oubliée.

*
Luc 4:22-30
Les gens de Nazareth s'émerveillèrent à la parole du Seigneur, mais néanmoins ils ne crurent pas: l'envie les en empêcha comme le Seigneur Lui-même l'a révélé. Toute passion s'oppose à la vérité et à la bonté, mais l'envie plus que tout, parce que le mensonge et le dépit constituent son essence. 

Cette passion est la plus injuste et la plus toxique tant pour celui qui la porte, que pour celui contre qui elle est dirigée. Elle se produit sur une petite échelle avec tout le monde, quand quelqu'un d'égal ou d'inférieur prend le dessus. L'égoïsme est irrité, et l'envie commence à ronger le cœur. Ce n'est pas encore trop un objet de tourmente, s'il y a encore une issue, mais quand la voie est bloquée, en particulier par celui que vous enviez déjà, alors son agression est imparable, et la paix est impossible. 

L'envie demande le renversement de l'ennemi de sa place au sommet, et n'aura nul repos jusqu'à ce qu'elle atteigne cela d'une certaine façon, ou jusqu'à ce qu'elle ruine l'envieux. Les gens de bonne composition, bien intentionnés, dont les bons sentiments l'emportent sur les sentiments égoïstes, ne souffrent pas de l'envie. C'est aussi le moyen d'éteindre l'envie de toute personne tourmentée par elle. 

Tu dois te hâter d'inspirer de la bonne volonté, en particulier envers celui que tu envies, et le manifester dans l'action, alors l'envie sera immédiatement réduite. Si tu répétes cette opération plusieurs fois, avec l'aide de Dieu, elle disparaîtra entièrement. Mais si tu la laisses comme elle est, si tu ne triomphes pas de toi-même et que tu ne te forces pas à faire du bien à celui que tu envies, elle te tourmentera, te dessèchera, et t'enverra à ta tombe.


Version française Claude Lopez-Ginisty
d'après
St Theophan the Recluse
Thoughts for each Day of the Year
St Herman of Alaska,
Platina, CA
USA
2010
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